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. Médecines douces .


LA FRANCE ET SES TRAVAILLEURS PAUVRES -

Le chômage baisse, la croissance croît, les français sont pleins de fric,.... tout est beau. A côté, de plus en plus de SDF dont on ne parle que l'hiver (comme si l'été ils étaient partis en vacances) de plus en plus de gens endettés,surendettés même, et pour bien montrer que la société française s'est américanisée, comme eux nous avons nos "travailleurs pauvres" une étude de L'INSEE en témoigne. Réalisée en 96 et compte tenu que les choses se sont aggravées depuis, les chiffres n'en sont que plus dramatiques.

La France en effet possède son lot de travailleurs pauvres dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté (533 € pour une personne seule et 1 120 € pour un couple avec 2 enfants). Dans cette situation dramatique on comptait plus de 2 millions de personnes de plus de 17 ans dont 70% de femmes. Parmi ces pauvres 83.000 précaires, 106.000 à temps partiel, 270.000 en CDD, et, Ô surprise, 350.000 indépendants. Le travail n'enrichit pas apparemment, et comme "le crime ne paie pas" que reste-t-il ? Générer une nouvelle catégorie de plus pauvres encore ou de miséreux pour démontrer que les premiers ne sont pas à plaindre ?
Ce dénuement, cette misère, est une honte. Ferons-nous partie demain des pays du tiers-monde ?



LES MAQUILADORAS DU NICARAGUA - RETOUR A L'ESCLAVAGE

Au Nicaragua, près de l'aéroport de Managua, existe une "zone franche" celle de Las Mercedes dans laquelle se sont installées 25 sociétés (coréennes, taïwanaises, américaines) qui emploient au total 20.000 personnes dont une grande majorité de femmes de 18 à 25 ans. Ces sociétés y produisent à un coût très bas des vêtements et du matériel électronique léger destiné (pour l'instant) au marché américain.
Dans cette zone franche, véritable enclave étrangère, les entreprises font la loi : salaires inférieurs aux minima sociaux, conditions de sécurité déplorables provoquant une foule d'accidents et des maladies des voies respiratoires notamment provoquées par l'inhalation de gaz toxiques et de produits chimiques ; ici pas de protections - c'est "marche ou crève".
Durée du travail : 11 heures par jour, tous les jours de l'année avec une pause quotidienne de 30 minutes. On ne peut aller aux toilettes qu'une fois par jour. Les usines sont entourées de barbelés et gardés par des hommes armés. Les ateliers sont surveillés et les hommes qui les ont en charge font régulièrement du harcèlement sexuel.
Bruit, chaleur, rendement infernal, salaire de misère, et précarité de l'emploi - car ici, pour éviter de payer l'ancienneté en fin d'année, on licencie en masse.
Tout cela se passe avec la complicité du gouvernement Nicaraguais qui a d'ailleurs offert gratos aux trafiquants d'esclaves locaux, exemptions fiscales et douaniers, liaisons télécom, etc....
Voilà comment on crée des emplois en Amérique Centrale, car d'autres pays prennent exemple. On ne peut rester impassibles devant de tels faits.

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