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L'UNION
EUROPÉENNE A SES PAUVRES
Triste et honteux bilan, l'Union Européenne
boostée par la croissance et le profit
laisse en route un quart-monde de plus de 65
millions d'exclus. Les exclus, cela va des
très bas revenus aux SDF, et plus de 10
millions d'Européens dépendent des
régimes d'aide sociale sans lesquels ils ne
pourraient subsister. Les perspectives pour eux
sont quasiment nulles et si l'Europe ne
réagit pas à temps,
c'est-à-dire très rapidement, le
nombre de pauvre ne va cesser de grandir à
vitesse exponentielle.
En 98, la France lançait sa loi contre
l'exclusion, la Grande Bretagne son NEW DEAL ; en
France, on a rajouté la CMU. Certes, c'est
un pas, mais insuffisant, et dans chaque pays de
l'Union devrait s'ouvrir rapidement un débat
pour que chacun en fonction de sa mentalité,
de sa culture, trouve une solution. Sans harmoniser
les mesures et en fonction des
particularités et des besoins de chaque
pays, il serait judicieux que l'élaboration
d'un plan de sauvetage se fasse en synergie
étroite avec l'Union Européenne. En
France par exemple, RMI, CMU et droits sociaux sont
des avancées, mais nous pensons que l'on
peut aller plus loin : réinsertion, petits
comptes bancaires mini de départ, etc...
Les pauvres ne demandent pas la charité, ils
demandent du travail, de la compréhension,
une certaine considération. Dans un sondage
déjà ancien de 1995 (CSA-LaRue) plus
d'un français sur deux craignait de devenir
exclu et plus de 1 sur 10 se considérait en
partie comme un exclu.
Aujourd'hui, ceux qui ne sont plus
insérés dans le tissu social sont des
exclus ou en passe de le devenir.
Les aider à ne pas entrer dans ce cercle
infernal de la misère doit-être une
tâche primordiale comme doit l'être
celle visant à en faire sortir ceux qui ont
eu la malchance d'y entrer en les aidant à
délaisser l'assistanat pour une formule plus
attractive, celle du travail...
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