|
Il est
vrai que le puritanisme, les tabous et la
censure d'une certaine époque
étaient exagérés. On
tolérait le nu à condition
qu'il soit artistique et l'on s'indignait
hypocritement à la vue d'un sein
impertinent. Même l'érotisme
distingué, un brin précieux
et très aristo, n'est plus
toléré : c'est
suranné, un peu "culcul" et
"prout-ma-chère" un truc ringard
qui sent la naphtaline.
La sexualité, pourtant, a toujours
fait partie de la vie, de la vie intime de
chacun, c'est pour cela que nos outils de
plaisir et de procréation
étaient appelés "parties
intimes" et si j'en crois les histoires
salées que nous conte le
passé, on ne s'ennuyait pas
côté sexe, mais on le faisait
plus discrètement et plus joliment
avec passion et érotisme. Car la
pratique sexuelle ne se conçoit
qu'avec une bonne dose d'érotisme,
jamais de pornographie ou de
déviance sexuelle. Ni le
KamaSoutra, ni les estampes Japonaises
n'étaient pornographiques, elles
étaient érotiques et parfois
acrobatiques. De nos jours on a
malheureusement dépassé le
stade de l'érotisme qui
était le piment de l'amour pour
tomber dans le chaos du porno.
La
libération sexuelle prit
très vite l'allure d'une
révolution sexuelle. Au
début, au coup par coup, on
déplaçait les tabous, avant
de les mettre au grenier avec les
vieilleries. Aujourd'hui, carrément
on les supprime, au nom du droit du
plaisir, même les plus
débridés et le plus
sordide.. On peut tout voir, tout faire et
tout entendre, car la liberté
sexuelle ne se conçoit que sans
freins et sans limites, afin de donner
libre cours à nos fantasmes,
hantises et obsessions qui rendaient la
vie tristounette. Il est interdit
d'interdire. Aujourd'hui, les hommes ne
voient pas plus loin que le bout de leur
n..... ; dans chaque braguette et chaque
petite culotte de femme, il y a un diable
qui sommeille.
Le sexe est
aujourd'hui d'une importance
extrême, la preuve, c'est qu'on ne
parle que de ça ou presque. On a
même créé le
métier de sexologue et une
école de sexologie. On soigne les
éjaculateurs précoces, et
ceux qui besognent pendant des heures pour
essayer de vous prouver la force de leur
amour. On y soigne les jeunes nymphettes
et leurs aînées nymphomanes.
Les aphrodisiaques sont en vogue, et les
troubles de l'érection inspirent
régulièrement les labos qui
trouvent des trucs pour vous doper.
Après le Viagra, on vient de sortir
l'Uprima.
[Suite]
[Retour sommaire
sexualité]

|