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La mer a déjà donné nombre de
médicaments que l'on trouve en pharmacie. Voici les
molécules les plus reconnues :
Le COALGAN
utilisé
pour stopper les saignements de nez est extrait d'une algue
la CYTOSINE-ARABINOSIDE qui est un des meilleurs
traitements connus de la leucémie, est extraite d'une
éponge.
Pour lutter contre les infections résistant à
la pénicilline on utilise aujourd'hui les
CEPHALOSPORINES découvertes à partir de
moisissure aquatique.
C'est la découverte de substances extraites d'une
éponge antillaise qui a permis la mise au point de
l'ACYCLOVIR qui traite de l'herpès et qui est un
précurseur de l'AZT ; c'est aussi le cas de la
VIDARABINE utilisée contre l'herpès et le
zona.
A partir d'algues ou de poissons on obtient des lipides qui servent à
prévenir l'athérosclérose en
éliminant les excès de triglycérides.
Une trentaine d'algues seulement sont exploitées
à ce jour alors qu'on en a recensé environ
25.000, qui sont une véritable mine d'or par encore
exploitée et qui pourraient nous faire avancer dans
différents domaines (cancérologie,
dermatologie,...).
Actuellement l'Ifremer s'intéresse aux
FUCANES des sucres complexes qui pourraient
prévenir les accidents cardio-vasculaires et
remplacer avantageusement l'HEPARINE. Ce sont des
anticoagulants mais ils auraient d'autres vertus
(régénération du tissu gingival, forte
activité antivirale et anti-inflammatoire, inhibiteur
de cellules cancérigènes,...)
On a également repéré des
bactéries marines ayant des propriétés
à peu près similaires, et qui sont à
l'étude dans les labos.
Une algue de l'île de Curaçao, la CURACINE pourrait ouvrir la voie au
développement possible d'une nouvelle classe de
médicaments anticancéreux.
Les ALGUES
BLEU-VERT apparues
il y a près de 3 millions d'années font
naître beaucoup d'espoirs. Elles
sécrètent un groupe de substances naturelles
extraordinaires, les CRYPTOPHYCINES qui possèdent un énorme
potentiel antiviral et combattent le virus syncytial
responsable de la bronchiolite infantile, l'herpès,
le VIH, mais aussi des résultats prometteurs pour
divers cancers (sein, prostate, colon).
On pense encore à l'ELEUTHEROBINE, issu de coraux, pour lutter contre le
cancer dont elle inhiberait la progression, ou
l'ECTEINASCIDINE extraite d'une ascidie vivant aux Antilles,
qui suscite aussi de gros espoirs dans la thérapie
des cancers, la
BRYOSTATINE
extraite des Bryozoaries est une molécule (encore
à l'étude) qui inciterait le système
immunitaire à attaquer les tumeurs et qui freinerait
le développement des cellules cancéreuses.
Dans un autre ordre d'idées, le CORAIL (une fois débarrassé
de ses polypes) pourrait remplacer avantageusement l'os dans
les greffes osseuses. Des éponges pourraient traiter
le paludisme, combattre l'arthrite, inhiber le sida,...
Le CNRS et les laboratoires GOEMAR viennent de mettre au
point une "vaccination des plantes". Un des
oligo-saccharides présent dans les algues brunes
serait susceptible de stimuler les réactions de
défense naturelle des plantes. Ce vaccin
végétal serait totalement inoffensif pour
l'homme, l'animal et l'environnement et permettrait
d'éviter les pesticides, fongicides et poisons
chimiques divers utilisés actuellement.
Ainsi,
ce réservoir de 100 millions d'organismes que
représentent les mers du globe recèle des
trésors inestimables ; alors respectons-la beaucoup
plus que n'avons respecté la terre. C'est une
question de survie !!
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