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Au
7è siècle les Chinois
utilisaient déjà les
amalgames dentaires Mercure-Argent. Plus
tard, les alchimistes proposèrent
diverses autres compositions. Lorsque le
métier de dentiste se structura aux
USA au début du 19è
siècle, on utilisait alors des
amalgames incluant le mercure .
Ouvrons une parenthèse ici pour
bien spécifier ce qu'est un
amalgame dentaire qualifié à
tort de plombage alors qu'il ne renferme
pas de plomb.
Un amalgame n'est autre que
la dissolution de différents
métaux dans du mercure et qui
permet d'obtenir une pâte
résistante et malléable dans
laquelle les atomes de métal se
mélangent de manière
homogène ; cette pâte durcit
au moment de la pose. Cet amalgame est
composé d'argent (35%),
d'étain (9%), de cuivre (6%), de
50% de mercure.
Revenons au 19è siècle aux
USA. Déjà à
l'époque, de nombreux dentistes
émirent des doutes sur
l'innocuité du mercure entrant dans
les amalgames, d'autant plus que l'on
observait de nombreux signes
d'intoxication mercurielle.
Ceci incita
"l'American Society of Dental Surgeons"
à demander, en 1845 l'abandon de
ces amalgames au profit d'autres
composants moins nocifs. Mais le
côté pratique et
l'efficacité des amalgames de ce
type eurent le dernier mot et les doutes
et la querelle furent oubliées.
Beaucoup plus tard, dans les années
80, les progrès technologiques nous
dotèrent d'outils et de techniques
performantes qui permirent
d'évaluer et de mesurer : les
pertes en mercure des amalgames dentaires.
Car, on le sait pertinemment, les
constituants métalliques d'un
amalgame dentaire se séparent avec
le temps par des phénomènes
de dispersion d'ordre mécanique,
chimique, électrique, notamment. De
nombreuses études mirent en avant
différentes constatations
alarmantes et la querelle reprit de plus
belle.
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