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Les compléments alimentaires
viennent donc pallier des carence que nous
pourrions éviter.
L'industrialisation des produits
alimentaires et l'agriculture et
l'élevage extensifs ont
généré une nourriture
appauvrie de ses éléments
nutritifs nécessaires à
notre organisme dans toutes les
étapes et les circonstances de la
vie (grossesse, allaitement, enfance,
adolescence, vieillissement, stress,
sport,...)
La diététique et la
nutrition, bien au point
aujourd'hui nous enseignent qu'une
nourriture saine,
équilibrée,
réfléchie, est le seul
garant d'une bonne santé. Elle
permet aussi des économies
très substantielles sur les frais
de santé. Et ce type d'alimentation
ne peut plus nous être fournie par
les voies naturelles habituelles, sauf le
Bio. Le Bio est en
effet soumis à des contraintes et
des contrôles rigoureux, mais comme
c'est un secteur économique
prometteur, des fraudeurs et des escrocs,
s'y introduisent déjà. Il en
est de même pour les
compléments alimentaires.
Aux USA, le marché a atteint en 98,
10 milliards de $ et depuis a
littéralement explosé. Ce
marché subit une orientation et une
progression identique en Europe ; c'est
donc un créneau juteux dans lequel
les escrocs de toutes sortes vont se
glisser pour en tirer des profits sur le
dos des consommateurs qui en ont ras le
bol d'être la proie permanente et
privilégiée des
empoisonneurs.
Aussi, nous saluons avec une certaine
satisfaction le projet de directive
adopté par la Commission
Européenne visant à
harmoniser la réglementation sur
les compléments alimentaires entre
les différents états
membres, et qui devrait être
votée prochainement.
C'est l'aboutissement de 10 années
d'efforts d'harmonisation. Mais le projet
est timide et comporte certaines
lacunes.
Dans un premier temps, il statue
uniquement sur les compléments
alimentaires à base de vitamines et
de sels minéraux, les autres
familles d'ingrédients seront
réglementées plus tard et
resteront soumises, en attendant aux
règlements nationaux. Mais ce qu'il
aurait fallu, c'est une harmonisation
globale ; une seule issue, réclamer
d'urgence des amendements. Car en ce
domaine la France est lésée
en particulier par sa législation
archaïque qui dresse une liste
très restrictive des plantes
autorisées comme compléments
alimentaires : 34 pour la France ; les
Belges eux, ont le droit d'utiliser 250
plantes.
Une incohérence choquante qui
révolte les producteurs
français.
Ceci dit, l'Agriculture
Raisonnée, le vrai Bio, les vrais
produits du terroir constituent des
éléments nutritionnels de
base qu'il faut privilégier,
auxquels on pourra adjoindre si
nécessaire des compléments
alimentaires. Espérons que l'on ne
viendra pas empoisonner le peu de
nourriture saine qui nous reste à
nous mettre sous la dent.
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