|
Depuis des millénaires les hommes
ont été fascinés par
la MANDRAGORE en particulier
par la forme anthropomorphe de sa racine,
mais aussi pour ses vertus
hallucinogènes,
stupéfiantes, aphrodisiaques et
même thérapeutiques.
La Mandragore est mentionnée par
les tablettes Sumériennes de
Nippur, qui sont les plus anciens
documents écrits connus de
médecine. Les Égyptiens
l'utilisaient couramment (on en a
trouvé dans les tombeaux de
pharaons) et l'antiquité grecque la
mentionne fréquemment. C'est le cas
d'Hippocrate (IVè s. av. jc) qui la
conseille pour soigner la
mélancolie, l'angoisse, le stress
comme on dit aujourd'hui. On l'utilisait
également, à faible dose,
pour favoriser le sommeil et en dose plus
forte pour l'anesthésie. En usage
externe ses feuilles étaient
utilisées pour des cataplasmes
analgésiques.
Ces propriétés
thérapeutiques n'étaient
toutefois pas suffisantes pour faire de la
Mandragore lapancée universelle et
lui donner la réputation magique et
diabolique qu'elle a conservé au
fil des siècles. Alors,
explications :
La Mandragore est une SOLANACEE dont la racine
vigoureuse et pivotante s'enfonce
jusqu'à 50 /70 cm sous terre et qui
se divise en plusieurs tronçons
rappelant des membres humains. On
distinguait suivant la forme et
l'espèce, les Mandragores
mâles des Mandragores femelles.
Selon Dioscoride "les uns appellent la
Mandragore Circéa ou plante d'amour
parce que ses racines confèrent des
vertus amoureuses, il y a 2
espèces, la Noire que l'on
considère femelle (...) la
deuxième espèce, mâle,
est Blanche,...".
On peut rapprocher le nom de Mandragore
Circéa de celui de la magicienne
Circé, soeur d'Aetes roi de
Colchide. C'était une magicienne
redoutable qui vivait sur l'Ile d'Aeae et
experte dans l'élaboration des
philtres d'amour. Et justement les baies
de la Mandragore étaient
appelées par les Arabes "pommes du
diable" ou "pommes d'amour" en raison des
rêves érotiques qu'elles
provoquaient lorsqu'on en consommait. Ces
baies de la grosseur d'une noix et de
couleur blanche ou rougeâtre
étaient symbole d'amour
également en Égypte en vertu
de ces mêmes qualités
aphrodisiaques. En Grèce,
VENUS, déesse
de l'amour, était parfois
surnommée MANDRAGORITIS. D'autre part,
en plus de son côté
aphrodisiaque cette plante était
considérée comme favorisant
l'enfantement, d'autant plus qu'elle
était censée naître du
sperme d'un pendu. Dans la Bible, Rachel
atteinte de stérilité
utilisera les fruits de la Mandragore pour
pouvoir enfanter. [Suite]
[Retour
sommaire sexualité]

|