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DROIT
Justice : L'aide juridictionnelle Si vos ressources sont insuffisantes pour vous permettre
de faire valoir vos droits ou pour vous défendre en justice, vous pouvez
bénéficier d'une aide juridictionnelle ; cette aide sera totale en fonction de vos ressources menusuelles (les frais d'instance et de
procédure sont alors entièrement pris en charge par l'état) et partielle, si
elles sont supérieures par mois. Il s'agit de la moyenne mensuelle de
vos ressources de la dernière année civile majorées d'une somme forfaitaire par personne à charge : conjoint, concubin, enfant, parent. Il vous faut
remplir un formulaire, disponible dans les bureaux d'aide juridictionnelle (au
tribunal de grande instance par exemple ) . Les frais d'avocat sont couverts,
maisdans une certaine limite, appréciée par le juge.
Un avocat Certains départements, par exemple
les Hauts-de-Seine, ont innové. Vous pouvez aller chercher à Nanterre, au
barreau des avocats (auprès du tribunal de grande Instance), un bon de
consultation. A vous de trouver ensuite un avocat du même département
qui acceptera ce types de bons. Rassurez vous, nombreux sont ceux qui donnent
leur accord pour être rénumérés de cette façon.
L'aide à l'accés
droit Tout le monde peut l'obtenir. Il
s'agit de structures mises en place dans chaque département, qui permettent de
connaître l'étendue des droits et des obligations des citoyens, de recevoir des
conseils sur les meilleurs moyens de faire valoir ses droits, et d'être assisté
pour les procédures non juridictionnelles (qui se déroulent auprés des
commissions telles que la commision de conciliation, ou auprés des
administrations). S'adresser au Conseil départemental de l'aide juridique
(renseignements à la préfecture).
Saisies, huissiers : Les tarifs d'un
huissier Comme l'avocat, l'huissier est
un rouage essentiel mais onéreux du système judiciaire. Si vous utilisez ses
services, sachez qu'il vous en coûtera pour l'assignation d'une
personne au civil, ainsi que pour une citation directe au pénal.
Des ratures qui sauvent : Ce
n'est qu'un détail mais qui peut avoir une importance considérable. Les
directives du Trésor public et des magistrats aux huissiers chargés de recouvrer
les amendes sont extrèmement précises. Ainsi, depuis le Décret du 30 juillet
1992, tout acte d'huissier portant la moindre rature sera considéré comme
nul.
Méfiez vous des lettres recommandées
Le handicap majeur de la lettre recommandée est la totale
incertitude quant à son délai d'acheminement. En matière de procédure, chaque
jour compte, parfois même chaque heure !
Il existe
des délais bien précis à respecter impérativement pour donner congé à un
locataire, s'opposer à une injonction de payer ou interrompre une
prescription... Tout dépassement peut gravement léser vos droits.
Une lettre
recommandée est présumée délivrée à sa première présentation au domicile du
destinataire et non au jour où il va la retirer à la poste. Il est donc risqué
de tarder à prendre connaissance d'un courrier.
Pour les
démarches importantes, il vaut mieux opter pour l'acte d'huissier. Son coût est
relativement faible, pour avantage majeur, une remise en
mains propres au destinataire, avec une date certaine, non
contestable.
Dans les cas
extrêmes, l'huissier peut intervenir le jour même jusqu'à 21 heures. Autre
avantage : un huissier vérifie l'angle juridique de votre démarche avant d'agir,
ce qui est déterminant, par exemple pour la régularité d'un congé, le
renouvellement d'un bail et le respect d'un préavis.
LOGEMENT: La protection du locataire
Le bailleur peut-il refuser le renouvellement du bail à un locataire de
plus de 70 ans?
- Le bailleur ne peut s'opposer au renouvellement du contrat de bail en
donnant congé à tout locataire de plus de 70 ans et dont les ressources
annuelles sont inférieures à une fois et demie le montant annuel du salaire
minimum de croissance, sans qu'un logement correspondant à ses besoins et à ses
possibilités lui soit offert dans certaines limites géographiques. Il faut
savoir que cette restriction au droit de donner congé est écartée lorsque le
bailleur est lui-même de plus de 60 ans ou si ses ressources annuelles sont
inférieures à une fois et demi le montant annuel du salaire minimum de
croissance.
Achat immobilier : En cas de désaccord sur la
surface
Je viens d'acheter un appartement en copropriété. Je m'aperçois que sa
surface réelle est de 138 m2, alors que l'acte de vente indique 150 m2. Ai-je
droit à une réduction du prix ?
- L'acheteur peut obtenir en justice la diminution du prix de la vente
lorsque la superficie réelle est inférieure de plus d'un vingtième à la surface
mentionnée dans l'acte de vente. Cette diminution sera égale en l'occurrence au
prix des 12 m2 manquants. Si la vente est intervenue pour 1 500 000 francs, soit
10 000 francs le mètre carré, la réduction de prix sera de 120 000 francs.
L'acheteur doit impérativement agir dans le délai d'un an après l'acte de
vente.
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