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Voici plus de vingt ans
qu’allumer des bâtonnets d’encens pour créer un
environnement calme et parfumé est entré dans
nos mœurs. Mais cette pratique peut présenter des
surprises.
L’encens est
utilisé en Orient depuis des siècles pour
lutter contre les mauvaises odeurs, purifier l’air et
favoriser une ambiance propice au bien-être du corps.
Mais depuis une vingtaine d’année Les
ingrédients naturels que l’on employait autrefois
sont désormais abondonnés au profit des
produits de synthèse, bien meilleur marché.
Cette « crise de l’encens » peut avoir
de désagréables conséquences pour le
consommateur généralement inconscient du
problème.
Les encens, il s’agit
avant tout de végétaux, comme le
vétiver, la cannelle, le patchouli ou le bois de
santal.
Les substances non
végétales : on apprécie entre autres le
musc, la civette, l’ambre-gris et le miel.
La création d’un
mélange d’encens est tout un art. Car c’est lorsqu’il
sera brûlé que doivent se dégager toutes
ses qualités.
Ailleurs, les
encens...
L’Inde n’a pas la seule
à produire de l'encens.
Le Tibet, de tradition bouddhiste en prépare de
très différents.
Les substances utilisées sont pour la plupart des
produits végétaux récoltés sur
place, qui dégagent en brûlant des
fumées, moins suaves que celles des encens indiens.
Les différents ingrédients sont
pulvérisés, mélangés avec de
l’eau pour faire une pâte, puis pressés dans un
moule percé de trous pour former de longs
bâtonnets parfaitement cylindriques que l’on fait
ensuite sécher.
L’encens japonais est
moins connu en occident, mais il pourrait le devenir car ses
ingrédients sont toujours naturels et de bonne
qualité. La tradition de l’encens au Japon est
liée au bouddhisme. La composition de certains
mélanges encore employés de nos jours date du
XIV ème siècle et les concours d’encens,
récompensant la meilleur mixture, sont toujours
pratiqués. Les participants doivent reconnaître
l’odeur de plusieurs qualité d’encens que l’on fait
brûler.
Les pays arabes, d’ou
vient le véritable encens ou oliban, la myrrhe et la
benjoin, sans doute les résines odorantes les plus
connues. On les brûle sur des braises. En
Amérique centrale, les Indiens descendant des Mayas
procèdent de même avec la résine de
« copal », intimement liée
à leurs traditions religieuses ancestrales.
Les Grecs laissaient se
consumer des rameaux de myrte, qui dégagent une odeur
des plus agréables, ses feuilles fraîches
frottées entre les doigt sentent d’ailleurs
délicieusement bon. Par la suite, l’Eglise prit le
relais.
A la fin du siècle dernier fut créé en
France le « papier d’Arménie »,
destiné à purifier l’air des maisons, qui
dégage en brûlant une délicieuse odeur
d’encens. Préparé à base
d’ingrédients naturels et toujours
commercialisés, c’est un excellent produit. On ne
saurait malheureusement en dire autant des bougies
parfumées et des divers pots-pourris, pratiquement
toujours imprégnés d’essence
synthétique peu délicate.
Alors que
choisir ?
Parmi les
« masala bathis », seul subsiste encore
couramment l’encens au santal (de 10 à 20% de la
production), composé de bois de santal
pulvérisé, de charbon de bois et
d’adhésif. Et encore la bonne qualité est-elle
difficile à trouver car la falsification n’est pas
rare : dans bien des cas, le santal est remplacé
par des résidus de distillation et le bâtonnet,
qui autrement n’aurait pas d’odeur, est simplement
trempé dans une essence de santal
synthétique !
Alors que
faire ?
Acheter des encens naturels, de bonne qualité, bien
sûr. Mais la chose n’est pas si facile, car les
paquets ne portent pas mention de la liste ni de l’origine
des ingrédients. Quelques marques produisent
cependant de bons encens à base d’aromates et
d’épices. Il faut savoir que ces derniers sont de
couleur généralement claire et
présentent des fragments végétaux
tandis que les « scented sticks » sont
noirs à cause du charbon de bois qu’ils contiennent,
et de structure homogène.
Alors
prudence … Sources : YD.SUI
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