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FAUT IL AVOIR
PEUR DE LA CINQUANTAINE
Suite à notre dossier "Jeunisme-Vieillissement", nous
avons reçu de nombreux mail de nos internautes avec
des points de vue différents sur la cinquantaine.
Nous en avons sélectionné deux avec l'accord
des internautes concernés et nous donnons
ci-après leurs points de vue : le mauvais
côté de la cinquantaine et le bon
côté...
G. VERBLAIN
(Paris)
"Il faut arrêter de dire des énormités
du genre "la vie commence à 50 ans". C'est le
contraire, à 50 ans, la vie vous distille tous les
affronts et les infirmités qu'elle (et que vous) avez
concocté patiemment durant votre vie de labeur et
d'emm., de joie et de soucis... A la cinquantaine, ça
commence à sortir ; pas tout à la fois mais au
compte goutte pour qu'on s'habitue et les
dégradations atteignent à la fois le corps et
le coeur... On ne peut nier que la cinquantaine ait toujours
véhiculé des images négatives qui se
concrétisent toujours, tôt ou tard. C'est
normal, dans la vie il y a des caps, des étapes :
enfance, adolescence, jeunesse - puis c'est la trentaine, la
quarantaine, et enfin la cinquantaine
particulièrement importante. L'homme a son andropause
et la femme sa ménopause, avec la "fin de ses
règles" un phénomène qui va influer sur
sa vie. A 50 ans, l'ostéoporose vous guette, mal
partout, aux articulations... votre peau se ride, se fane...
L'horreur quoi - le charme subsiste parait-il, mais c'est
une façon polie de dire que vous n'êtes pas
encore une croulante. La séduction n'est plus
là. C'est le regard indifférent des hommes qui
en est la preuve. Côté affectif c'est le vide
aussi, les enfants quittent la maison, vous devenez la
belle-mère casse pied en attendant rapidement
d'être la mamie gâteuse..
Le sexe ? presque plus, à moins qu'un antiquaire
débile amoureux des vieux bibelots... Alors vous
comprenez que ceux qui disent que la "vie commence à
50 ans" me fatiguent souverainement...
G.C.
: Quel ton
désabusé madame, mais nous comprenons fort
bien votre réaction. Voici celle d'une autre
internaute diamétralement opposée à la
votre...
S. DELICOURT
(Annecy)
"J'ai 56 ans et suis en train de passer le Cap de Bonne
Espérance, après avoir affronté
longtemps le Cap des Tempêtes. La vie n'est pas
toujours facile : travail, boulot, etc... A peine le temps
de profiter des bons moments. Aujourd'hui, c'est
différent, mes enfants ont quitté la maison et
sont mariés ; ils volent de leurs propres ailes, ont
leur situation et nous nous voyons fréquemment. Moins
de sources d'inquiétudes, de travail, de
responsabilité. J'ai de merveilleux petits enfants
que je gâte. Tous me donnent beaucoup d'affection. Le
départ des enfants a resserré les liens de
notre couple et mon mari et moi vivons différemment,
moins stressés, plus mûrs aussi et sans doute
plus sages. L'âge nous importe peu, nous avons fait
notre vie et nous nous acceptons et les gens nous acceptent
tels que nous sommes. Nous avons "les plaisirs de notre
âge" comme l'on dit ; voyageons un peu, lisons,
entretenons notre forme pour mieux affronter "disons
l'irréparable outrage". Nous sommes bien même
si ce pourrait être mieux et ne récriminons
jamais sur le temps passé et l'âge. Vous savez,
même à 30 ans, on est toujours le vieux de
quelqu'un..."
G.C.
: Beaucoup
de sagesse, de lucidité et un brin de stoïcisme.
Heureux de vous savoir heureuse.
Merci pour votre
participation et votre témoignage.
[Retour début
du dossier : rester jeune toujours]

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