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b) Il peut exister d'autres causes, moins connues,
les
médicaments. La France a le triste privilège de
détenir le record de la consommation de
médicaments, mais celui aussi des allergies solaires.
Le rapprochement n'est pas innocent. Il faut savoir en effet
que les constituants de certains médicaments peuvent
entraîner une intolérance allergisante, que
certains médicaments contiennent des substances photo
sensibilisantes qui deviennent toxiques au contact des
rayons solaires.
C'est le cas de certains antibiotiques
(fluoroquinolones, cyclines, sulfamides) de
diurétiques, antidiabétiques, neuroleptiques,
antiacnéiques, antidépresseurs,
édulcorants de synthèse, voire de certaines
crèmes anti-inflammatoire contenant du Ketoprofene,
etc... Le mieux est de demander au médecin,
dermatologue ou pharmacien.
Maintenant, si l'on ne trouve pas de produit(s)
associé à l'allergie, il peut s'agir d'une
LUCITE, allergie solaire dont on connaît deux formes : la
Lucite Estivale
bénigne (la
plus courante) et la Lucite Polymorphe (la plus rare). Le médecin dans ce
cas vous prescrira un traitement préventif souvent
efficace.
Vers 18-20 ans l'individu se met à fabriquer une
substance nouvelle dans l'épiderme, qui devient
réactive au soleil. C'est la lucite, qui se manifeste
avec les UVA, parfois les UVB.
La lucite estivale
bénigne
touche surtout les femmes 15 à 30 ans et se
manifeste, entre le 2è et les 4è jour
d'exposition, par des boutons rouges qui grattent beaucoup
et qui apparaissent sur le dos des mains, les bras, le
décolleté, le haut du dos, les jambes et les
pieds.
La lucite
polymorphe
apparaît avec des expositions solaires plus faibles ;
elle persiste au cours de l'été et d'une
année sur l'autre, s'aggrave. Elle est plus difficile
à soigner, mais heureusement plus rare.
Il existe encore d'autres cas de lucites, notamment
la Dermite
Printanière
Juvénile qui affecte, les enfants d'une dizaine
d'années et se situe sur le nez et les oreilles.
Ce
qu'il faut savoir :
En règle générale,
soyez prudents avec le soleil. L'exposition doit être
progressive, évitez de vous exposer entre 11h et 14h.
Appliquez un produit solaire à l'indice
élevé. Interrogez votre médecin ou
dermatologue sur les risques photo sensibilisants des
traitements en cours. Rappelez-vous que certaines maladies
ne guérissent pas au soleil, au contraire,
s'aggravent (acné rosacé, herpès,
vitiligo).
Si vous contractez une lucite, voyez votre médecin ou
dermatologue qui vous prescrira un traitement.
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