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Pour
chaque candidat l'adoption doit montrer
patte blanche en répondant à
un petit questionnaire : il s'agit d'une
enquête destinée à
aider le futur maître à
choisir l'animal qui convient le mieux
à son mode de vie. Habite-t-il en
ville, la campagne? A-t-il des enfants,
d'autres aimaux ? Quels sont ses horaires
de travail ? L'animal vivra-t-il à
l'intérieur, dans une niche ou au
chenil ? Autant de questions essentielles
que toute personne responsable doit se
poser avant d'accueillir un animal chez
elle.
De leur côté, les
responsables des refuges connaissent bien
leurs pensionnaires : chacun fait l'objet
d'une fiche sur laquelle sont
notées son caractère, ses
habitudes, le motif de son abandon, etc.
Un refuge ne confie un animal que s'il est
tatoué, vacciné et la
plupart du temps stérilisé
(les chats le sont d'office). A la suite
de l'adoption, un
délégué du refuge
viendra vérifier que l'animal
s'adapte bien à sa nouvelle
vie.
Distribution des
rôles : D'aucuns s'imaginent
qu'adopter un chien est une loterie. Or,
il est extrêmement rare de tomber
sur un mauvais numéro. Les
difficultés ne sont pas plus
grandes qu'en choisissant un chiot.
Simplement, il faut laisser le temps
à l'animal, forcément
traumatisé, de s'adapter.
Une chose
est sûre : pour lui, son nouveau
maître est le sauveur qui l'a
arraché à l'enfer, et sa
raison de vivre sera désormais de
lui faire plaisir. Il est judicieux de
profiter d'un congé ou d'un
week-end pour se familiariser avec
l'adopté, lui présenter son
nouvel univers et observer ses
réactions.
Pendant les premiers
jours, mieux vaut également ne pas
trop lui donner d'ordres ou de caresses,
afin de le mettre en confiance et de le
laisser venir spontanément. En
revanche, les rôles doivent
être distribués dès le
départ : le maître, c'est
vous.
Proposez-lui un coin bien avec une
couverture et, s'il y a d'autres animaux,
ne les délogez pas de leur place
préférée,
rassurez-les en leur parlant plus que
d'habitude.
Les animaux ayant le sens de
la hiérarchie,
l'équité s'impose. Servez le
nouveau venu en dernier : le favoritisme
serait le meilleur moyen de
déclencher des jalousies
féroces, rédhibitoires. En
ce qui concerne l'éducation, les
principes sont les mêmes que pour
l'éducation du chiot :
répétition de l'exercice
jusqu'à assimilation, et
félicitations chaque fois que le
chien exécute bien un ordre.
Un peu
d'indulgence toutefois : dans sa vie
antérieure, le chien adopté
a suivi une autre éducation. Il
faut donc lui laisser le temps de
s'habituer à la façon de
faire de son nouveau maître.
Patience et affection feront le reste.
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