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CROISADE CONTRE LA
MISÈRE
Les sources d'eau douce s'épuisent
rapidement, gaspillées et polluées
par les pays "civilisés". Bientôt
l'eau manquera et l'on se battra pour l'eau comme
on s'est battu pour le pétrole. Or, la
Banque Mondiale a récemment adopté
une politique de privatisation de l'eau et de
tarification dont le Tiers-monde d'abord et nous
ensuite subiront les conséquences. Pour
vivre, il faut de l'eau potable, pour tous,
accessible financièrement à tous. Il
ne faut pas que les commerçants de l'eau
ouvrent leurs boutiques du malheur...
Contrairement aux
affirmations de ses prometteurs, les OGM ne sont pas un
progrès scientifiques, nécessaire
pour nourrir le monde, réduire la
pauvreté et protéger l'environnement
; c'est archi-faux et nous le
démontrerons.
Fausse également l'affirmation selon
laquelle la faim est due à un écart
entre la production alimentaire et la
densité de population ou le taux de
croissance. En effet le monde produit aujourd'hui
plus de nourriture par habitant que jamais
auparavant.
L'Europe agricole par exemple a
régulièrement des excédents de
production dont elle ne sait comment se
débarrasser... Nos paysans lors de
manifestations, déversent
régulièrement des centaines de tonnes
de fruits et légumes... Toujours est-il que
les chiffres sont là pour indiquer que la
production (même et surtout sans OGM) est
là pour nourrir tout le monde : 1,9 kg par
personne et par jour dont : 1 kg de
céréales, haricots, 450 gr de lait,
oeufs et viandes, 450 gr de fruits et
légumes.
En réalité, les vraies causes de la
faim dans le monde, sont l'inégalité,
la pauvreté, le manque d'accès. Rien
n'est fait pour satisfaire les besoins des gens les
plus pauvres, au contraire, tout est fait en vue du
profit, y compris sur leur dos. Le véritable
but de l'industrie du génie
génétique n'est pas de vendre
l'agriculture du Tiers Monde plus performante mais
bien de réaliser des
bénéfices.
La Banque Mondiale (toujours
elle) finance de grands travaux de construction de
barrage mais laisse dans le besoin et la
misère les millions de personnes
déplacées. Avec les dossiers actuels
de la Banque Mondiale, les nouveaux projets vont
encore déplacer 1,9 à 2,0 millions de
personnes, sans indemnités. Pour eux, partir
c'est mourir...
Dans notre
société de consommation :
- Qui détient le Pouvoir ?
- D'où viennent les vêtements que vous
portez ? de pays lointains et pauvres où les
gens sont exploités - Derrière les
étiquettes MADE IN.... se cache un univers
d'injustice, de misère, d'exploitation et de
violations des droits de l'homme. En France par
exemple des industries aussi prospères que
le textile, la chaussure,.... sont tombées
par pans entiers, réduisant des milliers de
gens au chômage, à la
précarité et pourtant, les marchands
d'esclaves sont partis sous d'autres cieux
exploiter leur fond de commerce : bas prix,
cadences infernales, salaires de
misère...
Savez-vous que des gens sont amputés et
assassinés pour fournir en "marchandises"
les trafiquants d'organes ? que des populations de
plus en plus nombreuses vivent dans des bidonvilles
? que des gens de plus en plus nombreux tirent leur
subsistance des décharges publiques ? que la
France, comme les USA, l'Angleterre,... voit
régulièrement grandir le nombre de
ses SDF et de ses miséreux ? qu'il y a plus
de suicides tous les ans que d'accidents de la
route. Et pourtant on nous traque sur toutes les
routes avec une grande sollicitude, alors que les
suicides n'intéressent personne. Ces
suicides sont en grande partie des jeunes qui en
ont plein le .... de la société qu'on
leur a offert !
En fait le monde va mal, de plus en plus mal ;
celui de la misère bien sûr, pas
l'autre. On ne peut continuer comme cela et nous
avons décidé, dans la mesure de nos
faibles moyens, de dénoncer ces états
de fait. Régulièrement, dans cette
rubrique vous pourrez lire des articles
consacrés aux sujets évoqués
plus haut pour montrer et dénoncer
l'épouvantable misère cachée
derrière le mur de l'Argent et de la Honte,
une misère qui hurle à nos oreilles
et qu'il faudra un jour ou l'autre se
décider à entendre nous qui sommes
bien au chaud dans notre société de
consommation.
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